leur nouvel album « Freedom », disponible sur le marché depuis plusieurs mois déjà.
Composé aujourd'hui de Bourba Djoloff et de son frère Books, Sen Kumpë à l'origine fut la rencontre de deux rappeurs ( Bourba Djoloff et Baay Sén) et d'un concepteur musical ( Ama Diop).
Tous originaires du populeux quartier de la Médina, ils marquèrent dès leurs débuts en 1996 l'ensemble du rap sénégalais par leur esprit revendicatif et des textes fortement ancrés dans un contexte social fait de pauvreté, manque d'éducation, chômage et autres.
En moins de trois ans en effet, ils purent attirer l'attention du public et des professionnels de la musique au point de participer en 1999 à « D-Kill Rap », la compilation la plus controversée de l'histoire du rap sénégalais à cause de son engagement sociopolitique et du fait que le rap hardcore après le premier album de Rapadio (produit par le même label- Fitna Productions) venait de s'installer définitivement au Sénégal. Grâce à son titre Nii Rék La (C'est comme ça que ça se passe), Sen Kumpë se fit sa place dans un mouvement où il devenait de plus en plus difficile de percer et fit ainsi partie, de l'avis de la majorité des fans de hip-hop, de la bonne graine de l'underground sénégalais avec laquelle il fallait compter.
C'est en 2000 que le groupe fit sa seconde apparition discographique, toujours sur une compilation, « Politichien », à l'occasion des élections présidentielles de la même année. Avec Lu Deuk Bi Laac (La Demande du Peuple) le groupe met les pieds dans le plat et s'engage résolument à parler pour un peuple qui avait été mis à genou par quarante années de gestion d'un régime qui semblait d'année en année incapable de répondre aux nouveaux besoins de la population.